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Les ingrédients d’une famille heureuse: Arrêtons de courir après le bonheur… et vivons-le! (Châtelaine)

Châtelaine publie ici une liste d’ingrédients d’une famille heureuse à partir d’un test (voir plus bas) concocté par une psychologue (amusant à faire!), Nadia Gagnier.

source Web

 

Choisir la famille

Oui, la famille implique des sacrifices. Prendre moins de temps pour soi afin de s’occuper des enfants, les faire passer en premier… Étonnamment, le don de soi rend heureux! Ce qui peut sembler un effort au départ nous détache des faux besoins. « On y trouve même une récompense », assure la psychologue Nadia Gagnier, la Dre Nadia de Canal Vie. Dans notre société, l’abnégation est devenue un acte héroïque, fait remarquer le psychanalyste Maxime Olivier Moutier : « On nous dit : “Si quelque chose te dérange, va-t-en !” Alors que, pour être parent, il faut accepter de devenir grand, de ne plus être centré sur soi. »

Dire vrai

Sans communication, point d’harmonie possible.

Règle n° 1 :
écouter. L’ado conteste l’heure à laquelle il doit rentrer? Le petit fait une crise? Mieux vaut comprendre ce qu’il y a derrière ces comportements : le premier réclame plus d’autonomie, le second est en colère parce que son frère lui a piqué son jouet. Chercher avec eux des solutions démontre aux enfants que leurs émotions comptent. Un parent trop rigide crée une résistance.

Règle n° 2 :
respect svp. On en a lourd sur le cœur? Il faut extérioriser ses sentiments, mais aussi apporter des solutions. Voici la phrase type de la Dre Nadia : « Quand (tu fais à ta tête), je me sens (ça m’éloigne de toi), parce que (tu ne prends pas ce que je te dis en considération) ; j’aimerais (que tu écoutes les consignes). » Si les enfants sont assez grands, on peut tenir des conseils de famille où chacun s’exprime selon cette formule. « Il suffit de l’appliquer quelques fois pour qu’elle devienne naturelle », indique Nadia Gagnier.

Faire équipe

Les chefs de la famille, ce sont les parents. Leur solidarité cimente ce rôle. « L’enfant (et plus encore l’adolescent) a comme devise de diviser pour régner, affirme le sexologue et psychologue Yvon Dallaire. Il ne s’agit pas de le casser, mais de lui apprendre qu’il se trouve en face d’un tandem. » Facile à dire. Dans un couple, on n’a pas toujours les mêmes façons de faire ni la même conception de l’éducation. D’où la nécessité d’élaborer des principes éducatifs communs, au risque de provoquer des étincelles. « Un parent peut être aimant et encadrant. L’enfant a besoin des deux », dit Nadia Gagnier.

Adopter des règles

« La routine sécurise et réconforte les enfants », dit Maxime Olivier Moutier. Pas de règles, pas de liens. Heure du couvre-feu, répartition des tâches, fidélité dans le couple ont toutes leur importance. À chaque famille d’inventer son cadre. Plus l’enfant grandit, plus on le fait participer aux travaux domestiques et aux décisions, « la meilleure stratégie pour le rendre responsable », dit Yvon Dallaire.

Vivre sa vie

Chacun a droit à sa vie, à ses loisirs. Sans pour autant s’isoler dans son monde, « la maman dans sa chambre, l’ado les écouteurs vissés aux oreilles, le papa devant son ordi », note le sociologue français François de Singly. Les jeunes ne doivent pas perdre de vue qu’ils ne sont pas le centre de l’Univers.  « Le personnage central de la famille n’est pas non plus le père ou la mère », ajoute-t-il. Chacun a la même importance. Et l’espace pour se réaliser.

Inventer des rituels

Activités sportives, sorties culturelles, émissions de télé, brunch du dimanche, vacances d’été… les rituels familiaux renforcent les liens. « Mais prévoir des vacances chacun de son côté, c’est bon aussi : les enfants dans une colonie de vacances et les parents en escapade », suggère Yvon Dallaire. C’est important pour tout le monde: les jeunes apprennent l’autonomie, les parents redeviennent des amants et rechargent leurs batteries.

S’entourer

Quand on a des enfants, mieux vaut faire preuve de flexibilité et prévoir une case « imprévu » dans son agenda! Les plus jeunes aussi doivent développer leur souplesse. Et tous gagnent à bien s’entourer.  « On doit rester ouvert à l’entraide entre pairs et à l’aide offerte par la famille. L’expérience des grands-parents peut être utile », fait remarquer Nadia Gagnier. Par la garderie et l’école, les enfants amènent naturellement les parents à socialiser et à agrandir leur réseau. Aussi bien en profiter!

Être ici, maintenant

« Le bonheur n’est pas quelque chose de fixe, estime Maxime Olivier Moutier. On peut vivre des moments heureux. Mais un manque se produit inévitablement. Et c’est tant mieux. » Arrêtons de courir après le bonheur… et vivons-le!

Et vous, votre famille est-elle heureuse?

Faites le test concocté par la psychologue Nadia Gagnier.

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