action culturelle/éducation populaire/Vivre en famille en ville

Et si les légumes ne poussaient pas à l’épicerie? (Le Soleil)

Non, les légumes ne poussent pas à l’épicerie. Mais pour bien des petits urbains, il y a là une confusion éloquente quant à leur ignorance sur la provenance des aliments. Alors pourquoi pas un petit séjour dans une ferme?

Depuis maintenant 17 ans, la ferme pédagogique Marichel, à Sainte-Agathe-de-Lotbinière, reçoit les enfants de 5 à 15 ans en camp de vacances pour les familiariser avec la réalité agricole. Des camps tout ce qu’il y a de ludique, où les jeux s’entremêlent à la découverte des origines de la nourriture.

L’organisme sans but lucratif loge dans une vraie ferme où l’on trouve 150 brebis et agneaux, 1 vache et 2 veaux, des poulets et des poules, 4 cochons et 1 ruche. Et, bien sûr, un grand jardin rempli d’une foule de légumes, ainsi que des arbres fruitiers. Ici, on met la main à la terre pour ramasser des mauvaises herbes à donner aux cochons, on nourrit les poules et on donne le biberon aux veaux.

photo : Pascal Ratthé (Le Soleil)

photo : Pascal Ratthé (Le Soleil)

Aventures amérindiennes

Et comme dans tout camp de vacances, on vit aussi des aventures. Cette année, ça se déroule sur le thème des Amérindiens, et un tipi a été érigé pour l’occasion.

Pendant que l’agricultrice Marielle Martineau vaque à ses nombreuses tâches, des animatrices prennent les enfants en charge pour des séjours de trois jours pour les tout-petits, d’une semaine pour les enfants un peu plus vieux, et jusqu’à deux semaines pour les adolescents.

Lors de la visite du Soleil, au cours de la première semaine de la saison, un petit groupe est plongé en plein bricolage avant de sortir pour un jeu. Petite pause pour se prêter à quelques photos. Thomas en est à son quatrième camp. Une autre y participe depuis deux ans.

Marielle Martineau est particulièrement fière de souligner que certaines jeunes, après être venues quelques années, sont devenues animatrices et étudient maintenant en agriculture.

Les enfants, eux, sont de toute provenance, aussi bien du centre-ville de Montréal que de la ferme de leurs parents.

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Des oeufs sous les poules

Outre les habituelles installations, dortoirs (séparés pour les garçons et les filles), salle à manger et salle de jeux se trouve un petit trésor qui nous replonge dans une ancienne vie, l’atelier de la laine. Trônant dans la pièce, un magnifique métier à tisser, sur lequel les enfants font l’apprentissage d’un artisanat en voie de tomber dans l’oubli.

Preuve de l’intérêt pédagogique du camp: ce bambin de cinq ans qui demande pourquoi on a mis des oeufs sous les poules… Aussi, contact direct avec la réalité, certains sont secoués d’apprendre que les agneaux et les poulets partiront à l’abattoir pour être mangés.

Une bonne occasion de constater qu’«un maillon s’est perdu entre l’agriculteur et le consommateur», dit Marielle Martineau.

Les productions de la ferme se retrouvent en bonne partie sur la table des campeurs, exception faite du lait, car il n’est pas pasteurisé.

La période des camps de vacances prend fin le 23 août, mais il reste de la place dans le courant du dernier mois. Il est aussi possible de réserver la fin de semaine pour des séjours en famille.

Ici, l’article  du Soleil signé Claudette Samson.

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